Le monde du financement repose sur un ensemble de concepts et de termes parfois complexes, souvent méconnus des entrepreneurs. Que vous soyez novice en matière de crédits bancaires, de leasing ou d'affacturage, il est essentiel de comprendre ces mécanismes pour optimiser la gestion financière de votre activité.
Une bonne maîtrise de ces notions peut non seulement simplifier vos démarches, mais aussi vous permettre d’accéder à des solutions adaptées à vos besoins. Certains outils financiers, une fois intégrés à votre stratégie, peuvent améliorer la rentabilité et l’efficacité de votre entreprise.
Ce glossaire vous propose un tour d’horizon des termes clés du financement, des prêts relais aux besoins en fonds de roulement, avec des explications claires et des liens vers des ressources pour approfondir chaque sujet.
Un guide indispensable pour naviguer sereinement dans l’univers du financement et faire les meilleurs choix pour votre PME.
Nous espérons que ce glossaire vous sera utile.
L’Affacturage
L’affacturage est une alternative efficace aux prêts bancaires pour les entreprises en quête de trésorerie immédiate. Ce mécanisme permet de céder ses factures impayées à un organisme spécialisé, appelé « factor », en échange d’une avance de fonds. Concrètement, l’entreprise transfère certaines de ses créances clients à la société d’affacturage, qui lui verse immédiatement une partie des montants dus. Une fois les paiements encaissés auprès des clients, le solde est reversé après déduction des frais de gestion.
Cette solution se distingue par sa simplicité contractuelle, bien plus souple que celle des banques traditionnelles, qui peuvent refuser un prêt en raison d’un manque d’historique ou de difficultés financières.
L’avantage clé de l’affacturage ? Le factor se base avant tout sur la solvabilité des clients de l’entreprise plutôt que sur sa propre situation financière. Ainsi, même en cas de tensions de trésorerie, il reste possible de bénéficier d’un soutien financier rapide et adapté.
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L’Affacturage inversé
L’affacturage inversé, aussi appelé financement de la chaîne d’approvisionnement, est une solution de financement à court terme qui optimise la gestion de trésorerie tout en renforçant les relations avec les fournisseurs. Contrairement à l’affacturage classique, où ce sont les créances clients qui sont cédées, ici, c’est l’entreprise acheteuse qui initie le processus afin d’assurer un règlement anticipé des factures fournisseurs.
Le principe est simple : l’entreprise informe un organisme financier du montant dû à un fournisseur, et ce dernier est réglé immédiatement par l’affactureur. En contrepartie, l’entreprise rembourse ensuite la société d’affacturage selon des modalités définies, moyennant des frais.
Ce mécanisme présente plusieurs avantages : préserver la trésorerie, éviter les retards de paiement, sécuriser les relations commerciales et limiter les risques de défaut. Pour les PME, l’affacturage inversé peut s’avérer particulièrement précieux en période de creux d’activité, offrant un financement relais pour honorer les engagements sans compromettre leur équilibre financier.
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Besoin en fonds de roulement (BFR)
Le besoin en fonds de roulement (BFR) représente la somme nécessaire pour couvrir les dépenses courantes d’une entreprise avant d’encaisser les paiements clients. Avant de générer des revenus, une entreprise doit en effet financer l’achat de marchandises, de matières premières ou encore de services indispensables à son activité.
En d’autres termes, le BFR correspond à l’écart entre les sorties de trésorerie (paiements aux fournisseurs, charges d’exploitation) et les entrées de trésorerie (paiements des clients). Un équilibre doit être trouvé, souvent grâce à des solutions de financement adaptées.
Un BFR positif signifie que l’entreprise doit mobiliser des liquidités pour financer son cycle d’exploitation. C’est une situation courante, qui nécessite une gestion rigoureuse de la trésorerie. À l’inverse, un BFR négatif offre un avantage : les clients règlent leurs achats avant que l’entreprise ne doive payer ses fournisseurs. Ce phénomène, fréquent dans la grande distribution ou les modèles d’abonnement, permet d’investir immédiatement les fonds excédentaires pour stimuler la croissance.
Bien comprendre et anticiper son BFR est donc essentiel pour garantir la stabilité financière et assurer la pérennité de son activité.
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BFR négatif
Pour fonctionner au quotidien, une entreprise doit mobiliser des fonds afin d’acheter des biens ou des services, les stocker puis les vendre à ses clients. Ce cycle d’exploitation entraîne un décalage entre les entrées et les sorties de trésorerie, appelé besoin en fonds de roulement (BFR).
Le BFR se calcule en soustrayant les dettes à court terme de l’actif à court terme. Il peut être positif ou négatif, et cette distinction est cruciale. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un BFR négatif est souvent un signal positif : il signifie que l’entreprise encaisse plus rapidement l’argent de ses ventes qu’elle ne règle ses fournisseurs. Dans ce cas, elle bénéficie d’une trésorerie excédentaire qui peut être réinvestie.
À l’inverse, un BFR positif implique que l’entreprise doit financer son cycle d’exploitation avec des ressources propres ou des solutions de financement adaptées. Une gestion rigoureuse du BFR permet donc d’optimiser la trésorerie et d’assurer la stabilité financière d’une entreprise sur le long terme.
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Bridge finance
Le prêt relais, ou financement relais, est une solution de trésorerie à court terme permettant aux entreprises de couvrir leurs besoins financiers en attendant l’arrivée de fonds futurs ou la mise en place d’un financement plus pérenne. Il s’agit d’une avance temporaire qui est ensuite remplacée par une solution de financement à long terme.
Les jeunes entreprises y ont souvent recours pour obtenir des liquidités auprès d’investisseurs, tandis que les entreprises établies l’utilisent pour traverser des périodes creuses ou tester de nouveaux projets avant de s’y engager pleinement. Ce mécanisme est également répandu dans les fusions et acquisitions, les levées de fonds pour les start-ups, les rachats d’entreprises par effet de levier ou encore pour accélérer des projets en attente de financements définitifs.
Le prêt relais se révèle particulièrement utile lorsqu’un investissement à long terme est nécessaire mais que le contexte économique ou la situation financière de l’entreprise ne permettent pas encore de sécuriser un financement durable.
Cependant, cette flexibilité a un coût : les prêts relais s’accompagnent généralement de taux d’intérêt ou de frais plus élevés. En raison de leur caractère urgent et du faible pouvoir de négociation des emprunteurs, ces coûts sont difficiles à éviter. Une gestion rigoureuse est donc essentielle pour tirer pleinement parti de cette solution sans compromettre la rentabilité de l’entreprise.
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Cash conversion cycle (CCC)
Le Cash Conversion Cycle (CCC), ou cycle de conversion de trésorerie, mesure le temps nécessaire pour transformer les stocks en liquidités issues des ventes. Il représente l’intervalle entre l’investissement initial dans les stocks et l’encaissement effectif des paiements clients.
Aussi appelé cycle d’exploitation, le CCC est un indicateur essentiel pour évaluer l’efficacité de la gestion de trésorerie d’une entreprise. Il est étroitement lié au besoin en fonds de roulement (BFR), une autre mesure clé de la santé financière.
Comment calculer le CCC
La formule du CCC est la suivante : CCC = DIO + DSO - DPO
Voici ce que signifient les différents éléments :
- Days Inventory Outstanding (DIO) : Le nombre moyen de jours pendant lesquels les stocks restent en stock.
- Days Sales Outstanding (DSO) : Combien de jours, en moyenne, les clients mettent-ils à vous payer ?
- Days Payable Outstanding (DPO) : Le nombre de jours qu'il faut en moyenne pour payer les fournisseurs.
Ces trois chiffres indiquent le temps nécessaire pour transformer vos achats en liquidités sur votre compte.
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Cession de créance
La cession de créances est une solution permettant aux entreprises d’obtenir un financement rapide en utilisant leurs factures impayées comme garantie. Concrètement, un créancier (appelé cédant) transfère les droits d’une facture à un tiers (cessionnaire) en échange d’une avance de trésorerie.
Prenons un exemple : si un client vous doit de l’argent mais que l’échéance de paiement est prévue dans deux mois, vous pouvez céder cette facture à une société de financement pour obtenir immédiatement des liquidités. En contrepartie, si vous ne remboursez pas l’avance dans les délais convenus, le cessionnaire pourra directement encaisser le paiement auprès de votre client.
Le coût de cette opération varie selon les conditions du contrat, mais il inclut généralement des intérêts et des frais de gestion. Plus le remboursement est rapide, plus l’entreprise limite les coûts financiers associés.
Ce mécanisme est particulièrement utile pour améliorer la trésorerie sans attendre le règlement des clients, tout en maintenant une activité fluide et sans interruption.
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Coût des marchandises vendues (COGS)
Le coût des marchandises vendues (COGS) est le coût de fabrication de vos produits ou services. Ils sont soustraits du chiffre d'affaires pour calculer la marge brute et le bénéfice brut. On confond souvent le coût des marchandises vendues avec les dépenses d'exploitation (OPEX). Les OPEX comprennent davantage de dépenses, et pas seulement celles liées à la fabrication des produits.
Les COGS sont calculés pour une période spécifique, comme un trimestre ou une année. Seuls les coûts de cette période sont pris en compte.
Exemples de COGS
Les COGS ne comprennent que les coûts directement liés à la production, tels que :
- les matières premières
- la main-d'œuvre nécessaire à la production
- les frais généraux de l'usine ou du laboratoire (parfois le loyer)
- les pièces et les outils utilisés dans la production.
Exemples d'OPEX
Les OPEX couvrent d'autres dépenses qui affectent votre bénéfice net mais ne font pas partie des COGS :
- loyer et services publics pour les bureaux ou les magasins
- l'expédition et la distribution
- le marketing et la publicité (y compris le personnel)
- les coûts de l'équipe de vente
- le personnel de l'entreprise (comme les ressources humaines, l'informatique, les comptables et le personnel juridique)
- la recherche et le développement (considérés comme un investissement et non comme un coût).
DSP3
DSP3 est l'acronyme de Payment Services Directive 3 (directive sur les services de paiement). Il s'agit d'un ensemble de règles qui régissent les prestataires de services de paiement dans l'UE. La DSP3 vise à protéger les données et les droits des consommateurs tout en soutenant le système bancaire ouvert qui facilite les paiements et les services financiers en Europe.
La DSP3 s'appuie sur les éléments réussis de la DSP2, avec quelques mises à jour importantes :
- Protection contre la fraude : Les prestataires de services de paiement (PSP) devront s'assurer que l'IBAN correspond à l'utilisateur identifié pour les virements à travers l'Europe.
- Accès facilité aux services bancaires pour les prestataires de services de paiement : Les banques devront expliquer pourquoi elles refusent l'accès à leurs services aux prestataires de services de paiement. Cela rend les services bancaires plus ouverts et crée davantage de connexions entre les fournisseurs.
- Davantage de possibilités de remboursement pour les consommateurs : Les clients victimes d'escroquerie ou signalés à tort comme présentant un risque peuvent avoir droit à des remboursements.
En outre, le règlement sur les services de paiement (RSP) transposera la plupart des règles de la DSP2 en droit européen. La DSP3 et le RSP devraient être finalisés en 2025 et entrer en vigueur en 2026.
Embedded finance
La finance intégrée désigne l’ajout de services financiers directement au sein d’une plateforme ou d’un produit existant, sans que l’entreprise n’ait à les développer elle-même. En s’appuyant sur des solutions tierces, les entreprises peuvent proposer ces services plus rapidement, à moindre coût et de manière plus efficace.
Si le concept suscite un fort engouement aujourd’hui, il n’est pas nouveau. Prenons un exemple : si vous avez acheté un ordinateur chez Apple ou Dell, vous avez peut-être eu la possibilité d’ajouter une garantie ou d’opter pour un paiement échelonné au moment du règlement. Ces options financières, bien qu’intégrées à l’offre du fabricant, sont en réalité fournies par des partenaires spécialisés.
Ce qui change aujourd’hui, c’est l’accessibilité de la finance intégrée. Autrefois réservée aux grandes enseignes, elle est désormais à la portée de toutes les entreprises, leur permettant d’enrichir l’expérience client et d’optimiser leur modèle économique. Qu’il s’agisse de paiements fractionnés, de financements ou d’assurances, les services financiers intégrés deviennent un levier de croissance incontournable.
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Escompte commercial
L'escompte consiste généralement à offrir aux acheteurs des prix plus bas en échange d'un avantage pour le vendeur ou le fournisseur. Les remises pour paiement anticipé en sont un exemple.
Voici deux types d'escomptes importants pour les transactions interentreprises :
- Les escomptes pour paiement anticipé (ou escomptes pour « paiement rapide ») : Un vendeur offre une remise si l'acheteur paie sa facture avant la date d'échéance. Cela profite aux deux parties : l'acheteur paie moins et le fournisseur reçoit de l'argent plus rapidement. C'est le contraire des pénalités de retard.
- Remises commerciales : Elles sont accordées aux acheteurs qui achètent en gros. La remise augmente généralement avec le volume de la commande. Par exemple, l'achat de 1 000 unités peut donner lieu à une réduction de 10 %, mais 10 000 unités peuvent donner lieu à une réduction de 20 %.
Ces types de remises sont similaires à celles offertes aux clients réguliers sur n'importe quel marché. Si vous entretenez des relations solides et que vous faites régulièrement des affaires, vous pouvez également négocier des tarifs plus avantageux.
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Facturation électronique
La facturation électronique désigne le processus de création, d’échange et de stockage des factures sous format entièrement numérique. Contrairement à une facture papier simplement numérisée, une e-facture est digitale dès son émission, garantissant une traçabilité optimale et une automatisation des transactions.
L’Union européenne impose progressivement ce système aux entreprises afin de lutter contre la fraude fiscale et de faciliter les échanges commerciaux entre pays membres. En France, en Allemagne, en Espagne et dans d’autres États européens, toutes les factures devront bientôt suivre un format standardisé, être transmises via un système central et permettre une déclaration simplifiée de la TVA.
L’objectif ? Accélérer, clarifier et harmoniser la facturation interentreprises tout en améliorant la transparence fiscale. Si cette transition promet une gestion plus fluide et efficace des transactions, elle s’accompagnera inévitablement de défis d’adaptation pour les entreprises et les administrations avant une adoption complète du système.
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Financement à court terme
Le financement à court terme est un prêt ou une ligne de crédit qui doit être remboursé rapidement, généralement dans les trois à six mois. Il s'agit de tout prêt ou crédit assorti d'un délai de remboursement rapide, différent des prêts ordinaires ou des options de découvert bancaire.
Ce type de prêt diffère des prêts à la création d'entreprise ou aux petites entreprises, dont le remboursement s'étale souvent sur plusieurs années. Ce n'est pas non plus comme le capital-risque, où les investisseurs récupèrent leur argent lors des prochains cycles de financement ou lorsque l'entreprise est vendue ou introduite en bourse.
Le financement à court terme est utile pour les petites entreprises qui ont des besoins de financement urgents, comme l'achat d'actions, le paiement de travailleurs saisonniers ou l'organisation de campagnes de marketing limitées dans le temps.
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Financement BFR
Le financement du besoin en fonds de roulement (BFR) permet aux entreprises d’emprunter à court terme pour couvrir leurs dépenses courantes. Contrairement aux financements de long terme, destinés à des investissements ou à la recherche, ce type de financement offre un accès rapide à des liquidités précisément au moment où elles sont nécessaires.
Il se distingue également des prêts de démarrage ou du capital-risque, qui visent à soutenir la création ou l’expansion d’une entreprise lorsque la gestion de trésorerie n’est pas encore un enjeu majeur.
L’objectif du financement du BFR est de répondre à des besoins ponctuels de trésorerie, en permettant aux entreprises de faire face à des décalages de paiement ou à des dépenses imprévues sans puiser dans leurs réserves. Bien utilisé, il constitue un levier stratégique pour optimiser la gestion financière tout en conservant une marge de sécurité pour les urgences.
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Financement de stock
Le financement des stocks permet aux entreprises d’obtenir des liquidités pour acheter des matières premières, des marchandises ou des fournitures, essentielles à leur activité. Il s’agit généralement d’un prêt à court terme ou d’une avance de fonds, souvent adossée à une garantie.
Pour les fabricants, ce financement couvre l’achat de matières premières, d’emballages et de composants nécessaires à la production. Mais les entreprises de services y ont aussi recours pour financer leurs projets en cours, en rémunérant leurs fournisseurs, prestataires ou salariés avant d’encaisser les paiements des clients.
L’intérêt de cette solution ? Préserver la trésorerie, éviter les tensions financières et optimiser le cycle de conversion des liquidités. En empruntant pour constituer leurs stocks, les entreprises conservent leurs ressources disponibles pour d’autres investissements stratégiques, assurant ainsi une gestion financière plus fluide et efficace.
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Financement externe
Le financement externe permet aux entreprises de mobiliser des fonds auprès de sources extérieures comme les banques, les investisseurs ou les plateformes de financement participatif. Cette solution est particulièrement utilisée pour financer des projets d’envergure lorsque les ressources internes ne suffisent pas.
Les principales options de financement externe
- Les prêts bancaires : Financement traditionnel avec taux d’intérêt fixe, idéal pour l’achat d’équipements ou l’expansion de l’entreprise.
- Les prises de participation : Les investisseurs en capital-risque ou les business angels injectent des fonds en échange d’une part de l’entreprise.
- Le financement participatif (crowdfunding) : Levée de fonds auprès du public pour soutenir des projets innovants ou créatifs.
- Les subventions et primes : Aides financières octroyées par les gouvernements ou des organismes privés pour encourager des initiatives dans l’innovation, la durabilité ou la transition numérique.
- Le leasing : Une alternative à l’achat qui permet de louer des équipements et ainsi préserver la trésorerie.
- Les solutions Fintech : Des plateformes comme Defacto proposent des financements rapides et flexibles, avec des approbations simplifiées et des conditions transparentes.
Le choix du mode de financement externe dépend des besoins spécifiques de l’entreprise, de sa capacité de remboursement et de son stratégie de développement. Un bon équilibre entre ressources propres et financement externe est clé pour assurer une croissance durable.
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Financement interne
Le financement interne repose sur l’utilisation des ressources propres de l’entreprise, sans recours aux banques, aux investisseurs ou à d’autres aides extérieures. Il permet de financer des projets tout en évitant l’endettement et en conservant un contrôle total sur les décisions financières.
Les principales sources de financement interne
- Les bénéfices non distribués : Au lieu de verser les profits aux actionnaires, ils sont réinvestis dans de nouveaux projets ou l’expansion de l’entreprise.
- L’autofinancement : Utilisation des réserves de trésorerie pour financer des achats de matériel, des développements de produits ou d’autres investissements stratégiques.
- Les fonds d’amortissement : Épargne destinée au remplacement des actifs en anticipant leur usure et leur obsolescence.
- Les provisions : Mise de fonds de côté pour anticiper les risques futurs. Si ces risques ne se matérialisent pas, ces sommes peuvent être réaffectées à d’autres besoins.
Le financement interne est particulièrement adapté aux petits projets, tels que l’entretien des équipements, l’amélioration des produits ou la formation des équipes. Il offre une croissance progressive et sécurisée, sans pression extérieure, et permet à l’entreprise de préserver sa souveraineté financière.
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Financement non dilutif
Le financement non dilutif permet aux entreprises de lever des fonds sans affecter leur capital ni céder une part de leur propriété. Contrairement au financement dilutif, qui implique l’entrée d’investisseurs en échange d’une participation dans l’entreprise, le financement non dilutif offre une solution pour financer la croissance tout en conservant le pouvoir de décision et l’intégralité des bénéfices futurs.
Le financement dilutif, quant à lui, est souvent utilisé par les start-ups et lors de fusions. Il est généralement plus difficile à obtenir, car il provient d’investisseurs professionnels, tels que les fonds de capital-risque, qui recherchent des projets à forte croissance et imposent des conditions strictes.
Lending-as-a-Service (LaaS) : un outil clé du financement non dilutif
Le Lending-as-a-Service (LaaS) est une solution qui permet aux fintechs et aux entreprises de proposer des services de prêt et de crédit sans gérer directement les aspects techniques et réglementaires.
Grâce à un partenariat avec un fournisseur LaaS, expert en réglementation et en gestion des prêts, les entreprises peuvent intégrer des solutions de financement de trésorerie ou de prêts commerciaux directement dans leurs offres. Ce service est souvent proposé en marque blanche, permettant aux entreprises d’enrichir leur proposition de valeur sans assumer les risques financiers associés.
En combinant le financement non dilutif avec des solutions innovantes comme le LaaS, les entreprises peuvent accélérer leur développement tout en préservant leur indépendance financière.
L’Open banking
On parle de banque ouverte lorsque les banques et les institutions financières permettent à d'autres d'accéder à leurs données et de les utiliser. Cela permet de créer des produits financiers plus connectés et intégrés.
Les informations ne sont partagées qu'avec l'autorisation du client. Les clients décident quelles données sont partagées et avec qui - la sécurité des données n'est pas compromise. Il existe des règles strictes, comme la directive DSP2 en Europe, pour assurer la sécurité des données.
Toutes les transactions et tous les échanges de données sont protégés par l'authentification et le cryptage, ce qui garantit que les informations financières restent à l'abri des accès non autorisés et des cyberattaques.
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Plan de trésorerie
Un plan, un budget ou un plan de trésorerie est un tableau indiquant les entrées et les sorties d'argent. Chaque poste inclut la TVA. Il couvre tous les mouvements d'argent dans l'entreprise. Cela comprend les activités régulières telles que l'achat, la vente, le paiement des salaires et de la TVA. Il s'agit également d'activités occasionnelles telles que les investissements, les prêts ou les aides financières. Chaque transaction bancaire est répertoriée.
Un tableau de flux de trésorerie comprend généralement les éléments suivants
- Des lignes : Catégories de revenus et de dépenses.
- Des colonnes : Périodes de temps (semaines ou mois).
- La ligne du bas : Le solde de trésorerie pour chaque période, reporté au début de la période suivante.
Le niveau de détail dépend de l'objectif poursuivi.
- Pour une prévision à huit jours, vous aurez besoin d'entrées détaillées.
- Pour un plan triennal, des catégories mensuelles suffisent.
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Ratio d’autonomie financière
Le ratio d’autonomie financière indique la part du financement de votre entreprise qui provient de vos propres fonds plutôt que d'emprunts. Il s'agit d'une mesure de l'autonomie.
Un ratio d’autonomie financière élevé signifie que votre entreprise dispose de suffisamment de liquidités pour faire face à ses dettes et investir dans de nouveaux projets sans trop dépendre des emprunts. Il témoigne de la stabilité financière et de la capacité à relever des défis inattendus ou à faire face à une conjoncture économique difficile.
Si votre entreprise dispose de 80 000 euros de fonds propres et d'un bilan total de 120 000 euros. Votre ratio d'autofinancement est de (80 000 / 120 000) × 100 = 66 %.
Cela montre que vous êtes dans une situation financière solide et que vous avez le type de stabilité que les banques aiment voir lorsqu'elles examinent des demandes de prêt.
Selon votre secteur d'activité, un bon ratio peut aller de 20-30 % (startups technologiques) à plus de 60 % (entreprises de services ayant peu d'actifs fixes ou de frais généraux).
L'essentiel est de comparer votre ratio d’autonomie financière aux normes du secteur pour voir comment vous vous situez.
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Ratio de liquidité
Les ratios de liquidité indiquent la facilité avec laquelle votre entreprise peut payer ses factures à court terme en utilisant ses actifs disponibles. Ils vous permettent de vérifier si votre entreprise peut couvrir des dépenses telles que les factures, les salaires et d'autres coûts urgents sans avoir recours à des prêts ou à des crédits.
Il existe différents ratios qui mesurent la liquidité, tels que le ratio de liquidité générale, le ratio de liquidité immédiate et le ratio de trésorerie d'exploitation.
La liquidité consiste à disposer de suffisamment d'argent ou d'actifs pouvant être rapidement transformés en liquidités pour payer les coûts à court terme. Ces coûts comprennent des éléments tels que le loyer, les salaires, les factures de services publics ou l'achat de stocks. Les actifs liquides sont les liquidités sur le compte de votre entreprise, l'argent dû par les clients (comptes débiteurs) ou les produits que vous pouvez vendre rapidement.
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Ratio de solvabilité
La solvabilité est la capacité de votre entreprise à rembourser ses dettes à long terme. Elle dépend de vos actifs : si ce que vous possédez et ce qui vous est dû est supérieur à ce que vous devez, vous êtes en bonne santé. Une solvabilité solide rassure les banques, les investisseurs et les partenaires.
Pour une entreprise solvable, il est plus facile d'obtenir un financement, les conditions de crédit sont plus favorables et la croissance est plus sûre. En revanche, une solvabilité insuffisante peut limiter vos options et même mettre votre entreprise en péril.
Le ratio de solvabilité mesure la santé financière à long terme de votre entreprise en comparant vos capitaux propres à l'ensemble de vos dettes. Un ratio élevé signifie que vous disposez de suffisamment de ressources pour couvrir vos dettes, même en période difficile. Un ratio faible signifie que vous dépendez trop de l'argent emprunté, ce qui pourrait causer des problèmes plus tard.
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Revenue Based Financing (RBF)
Le Revenue Based Financing (RBF) est une solution de financement qui permet aux entreprises d’obtenir une avance sur leurs revenus futurs pour couvrir leurs coûts et accélérer leur croissance. Contrairement aux prêts traditionnels, ce modèle ne repose pas sur le bilan ou les actifs de l’entreprise, ce qui signifie qu’aucune garantie n’est requise.
Le principe est simple : au lieu de rembourser une somme fixe, l’entreprise verse aux prêteurs un pourcentage de son chiffre d’affaires jusqu’à ce que le montant emprunté, ainsi que les intérêts convenus, soit entièrement remboursé.
Pourquoi choisir le Revenue Based Financing ?
- Flexible et rapide : L’accès aux fonds est plus simple et rapide que via un prêt bancaire classique.
- Non dilutif : Vous conservez l’entière propriété de votre entreprise.
- Préservation de la trésorerie : Vous obtenez immédiatement des liquidités, sans attendre le règlement des clients.
- Idéal pour les entreprises à revenus récurrents : Particulièrement adapté aux entreprises technologiques et aux sociétés avec des cycles de vente longs cherchant un financement à court terme.
Grâce à son modèle souple et évolutif, le Revenue Based Financing représente une alternative efficace pour les entreprises qui souhaitent financer leur croissance sans perdre de contrôle sur leur capital.
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Taux de marge
Les propriétaires de petites entreprises parlent souvent de leur marge bénéficiaire, mais il existe différents types de calcul de la marge bénéficiaire :
Marge bénéficiaire brute
Il s'agit de l'argent qui reste après avoir soustrait le coût des marchandises vendues (CMV) de votre chiffre d'affaires. Elle indique combien vous gagnez en vendant un produit après avoir couvert les coûts spécifiques liés à ce produit. La formule n'inclut que le COGS et ne prend pas en compte les autres dépenses de l'entreprise telles que les coûts d'exploitation ou les salaires du personnel. Elle vous aide à déterminer la rentabilité de chaque produit, mais ne reflète pas l'efficacité globale de votre entreprise.
Marge bénéficiaire d'exploitation
Cette marge correspond à ce qui reste après déduction des coûts de production et des dépenses d'exploitation. Elle comprend tous les coûts de fonctionnement de votre entreprise, et pas seulement l'achat et la vente de marchandises. Elle donne une image plus précise de la rentabilité de votre entreprise. Elle est plus facile à calculer que la marge bénéficiaire nette et donne une vision plus claire de la santé financière de votre entreprise.
Marge bénéficiaire nette
Il s'agit du bénéfice restant après soustraction des frais de vente, des dépenses d'exploitation, des intérêts et des impôts. Elle indique le véritable bénéfice de votre entreprise, mais elle peut être plus difficile à calculer.
Les taux d'intérêt et d'imposition peuvent changer et sont souvent indépendants de votre volonté. Il peut donc être préférable de se concentrer sur la gestion des coûts de production et des dépenses d'exploitation, qui sont davantage sous votre contrôle. Toutefois, les impôts et les intérêts réduisent vos bénéfices et doivent donc être pris en compte.